Alors que la droite s’accommode des inégalités, François Hollande veut défendre la politique familiale en la rendant plus juste
1 - La propagande de l’UMP n’est qu’une succession de mensonges
Le 10 janvier, le candidat sortant a accusé F. Hollande de vouloir « porter un coup à la
politique familiale » : « supprimer le quotient familial [serait] une folie ». Il s'agit d'un double
mensonge :
- Jamais la suppression du quotient familial – qui ne représente qu’environ 10 % des dépenses
familiales (13 Md€ sur 100 Md€ au total) – n’a été envisagée par F. Hollande. Il propose de
préserver entièrement son enveloppe budgétaire et de le moduler afin qu’il soit plus juste pour
toutes les familles.
- En réalité, la droite s'accommode de la situation actuelle, c’est-à-dire des injustices : 10 %
des ménages les plus favorisés captent plus de 40 % du dispositif ! Sarkozy révèle ce qu'il n'a jamais
cessé d'être : le chef d'un parti conservateur qui ne sait jouer que sur les peurs.
2 - Les mensonges de la droite ne masquent pas ses échecs en matière de politique
familiale : avec Sarkozy ce n'est pas « famille, je vous hais », mais « familles, je vous
mens » !
Pour les familles, le quinquennat Sarkozy restera celui des promesses non tenues : droit
opposable à la garde d’enfant, création de 200 000 places d'accueil supplémentaires pour la
petite enfance ou encore la création du statut de beau-parent ont été oubliés. Quant au
versement des allocations familiales dès le premier enfant, il a été écarté.
- Les familles sont plus fragilisées qu'il y a 5 ans : les prestations familiales ont perdu 10 % de
leur valeur par rapport au salaire moyen depuis 2007 ; la scolarisation des enfants de 2-3 ans a
diminué de moitié à cause du non remplacement aveugle d'un fonctionnaire sur deux ; la
branche famille a été amputée d'une partie de ses recettes de CSG pour financer la dette
sociale ; la demi-part fiscale pour les personnes seules ayant élevé un ou plusieurs enfants a
été supprimée en 2009, tout comme l'avantage fiscal pour les jeunes mariés, disparu en 2011.
Sans parler de l'augmentation du coût du logement et de la santé (taxe sur les mutuelles
notamment) que les familles subissent de plein fouet.
- Sarkozy a défendu le statu quo fiscal, c’est à dire les privilégiés : il refuse de faire contribuer
davantage les familles aisées en modifiant le quotient familial, mais il n'a pas hésité à augmenter les
impôts des familles modestes et des classes moyennes en relevant la CSG et la TVA, ou en taxant
les mutuelles. Il veut maintenant s'attaquer à leur pouvoir d'achat avec une « TVA Sarkozy » anti-sociale qui signifierait le transfert des cotisations destinées à la branche famille vers l'impôt sur la
consommation payé pour tous.
3 - François Hollande veut renforcer la politique familiale en la rendant plus juste.
Il veut engager une politique d’ensemble pour la famille, globale, cohérente et équitable. Il ne
sépare pas l’enjeu des droits (statut de beau-parent, mariage entre les couples de même sexe,
égalité femmes/hommes), la question des services aux familles (service public de la petite
enfance) et le défi de la redistribution (prestations familiales, quotient familial). Avec un
principe : rétablir de la justice.
→ Rendre le quotient familial plus juste, c’est le moduler pour que les plus modestes et les
classes moyennes puissent en bénéficier davantage.
Dans le système actuel, plus les parents sont riches, plus l’Etat les aide en leur apportant un
avantage fiscal important. Par exemple, une famille de 3 enfants qui gagne 10 fois le smic a un
avantage fiscal de 9 000 € alors qu’une famille de 3 enfants dont les revenus n’atteignent que 2
fois le smic ne déduit que 600 €. F. Hollande a raison de dire : « ce n’est pas juste ». C’est
pourquoi il propose de faire évoluer le système au bénéfice des ménages modestes et
moyens :
- en faisant bénéficier du quotient familial les plus faibles revenus qui demeurent nonimposables,
- en modulant le dispositif de manière à réduire l’avantage pour les familles les plus aisées.
Cette réforme est juste, ambitieuse et ne coûte rien aux finances publiques :
- pas un euro ne sera pris aux familles ;
- aucun ménage ne se situant dans la classe moyenne ne perdra à la réforme proposée ;
- c’est ce que font la majorité des pays européens – l’Allemagne, mais aussi l’Italie ou les
Pays-Bas.
Fiscalité sur le revenu, sur le patrimoine et sur la famille plus juste,
services publics redressés, nouveaux droits pour tous,
politiques ambitieuses pour l’emploi et le pouvoir d’achat :
la patrie des familles, c’est la gauche !